lundi 16 novembre 2009

L'Elephant


JEAN, JULES, ET LE PACHYDERME            Fable moderne
Au cœur de la cité : une île mystérieuse.
Elle abrite, depuis peu, des bêtes bien curieuses.
La plus grosse d’entre,elle sortant le plus souvent.
Amuse les curieux qu’ils soient petits ou grands.


Voyant cela d’en haut, où il s’en est allé..
« Tiens Tiens !, se dit Jules, j’aurai dû remarquer !
Il se passe là- bas des choses bien étonnantes.
Que se trame t’il donc dans cette bonne ville de Nantes ? »


Il interpelle Jean, fabuliste voisin :
Avait-il observé l’objet de ce tintouin ?
« Attends donc un instant, que je prenne ma lorgnette…
Je vois un éléphant, une réplique parfaite! »


« C’est bien ce que je crains… Ils sont à me copier.
Il faut que j’y retourne, je vais manifester !
Peux-tu me dire avant, toi qui connais les bêtes,
Pourquoi un pachyderme, pour animer leurs fêtes ? »


« Il est connu pour ça : il a grosse mémoire.
Ils l’utilisent peut être pour rappeler l’Histoire.
Le promenant sans cesse sur les friches de chantiers,
Que quelques temps avant ils avaient arasées. »


« Tu as raison, dit Jules, mais je remarque aussi
Encore quelques hangars, qui ne sont pas détruits.
Je ne vois plus, hélas ! tous ces jolis navires,
Ils me faisaient rêver avant de repartir. »
« Je n’observe plus rien, quand arrive le soir,
Seulement quelques anneaux qu’ils allument dans le noir.
Quant aux hangars, je sais, ils servent de bistrots,
Les fêtards s’y amusent et parfois tombent à l’eau.

Quand j’écrivais mes fables, je les faisais parler,
Ces animaux que j’aime pour leur humanité.
Mais l’éléphant, lui…
Il nous enfume, hélas, et fait beaucoup de bruit.
Semblant chercher en vain un endroit bien pour lui.
Et les nantais, eux…
En regardant ces lieux. Ont-ils la nostalgie
De leur port disparu qui avait tant de vie.
Jean, Jules et JC Doussin
Le 1. 02. 2009





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